Sebka a d’abord été un troubadour infatigable des soirées montmartroises, puis il a plaqué il y a une dizaine d’années les boulots alimentaires (croque-mort puis chauffeur de grande remise) et il tourne depuis dans toute la France et même à l’étranger.
Parolier autant que mélodiste, il vous emmène en voyage aux quatre coins du monde ainsi que dans des sujets plus intimes.
Il se place tantôt dans la peau des femmes, tantôt dans celle des hommes. « Je suis un peu des deux », affirme-t-il dans la chanson éponyme de son premier album. Il y chante également Je suis jeune et belle.
La musique, la poésie, c’est pour lui autant une pacotille que ce que l’on peut faire de plus sérieux, de plus grave. Il revisite avec élan la chanson francophone entre amours mortes (Sans toi), de passage (Chanson américaine), frivoles (Sur la route) ou naissantes (Le triangle du désir, L’Irlandaise), parentalité chaotique (Maman contemporaine), solitude (Je danse, À l’Hôtel de la Baie), quête de sens (Mon psy) et considérations éco-surréalistes (La langoustine et l’humanité).
L’humour et le désespoir ne cessent de se côtoyer au sein d’un monde vaste (Sur le Bosphore, Les bécanes de Cuba) et varié (La chanteuse, L’air de l’éboueur) décrit avec délicatesse, mais toujours sans concessions, sans céder aux clichés.
On peut penser à Brassens quand il s’accompagne à la guitare sur scène, mais on songe aussi à Alexis HK, Gainsbourg ou Brel.
Enfin, Sebka coécrit et co-compose avec d’autres artistes : Abyr (EP La femme au bouclier et album à venir en novembre), Philippe Lars (Je ne veux que des débuts) ou Lémael (C’est pas un monde pour moi), entre autres.
On peut retrouver Sebka sur Youtube, Facebook , Bandcamp, Soundcloud et Instagram.